Le poids de mes pas qui s'enfoncent dans le sable.

Empreintes qui s'effacent submergées par l'eau dans un rythme infini.

Ce goût sur mes lèvres salés en menée par cette brise, alizé.

Le bruit comme clapotis, le long des flots se mélange aux rouleaux successifs,

qui s'enroulent se cassent et submergent la rive.

L'eau meurt sur la berge de sable chaud.

Liquide frais qui remonte jusqu'à mes chevilles.

Mon pantalon relevé, je traîne mes pieds dans ces vagues mourantes,

aspirés par ses grains de sable que recouvrent la plage.

Son bord écume, et je tâtonne avec mes pied quelques coquillages éparpillés.

La brise s'emmêle dans mes cheveux collés.

La mer est sereine, ses bleus multiples et violets dans le couchant où sombre le soleil.

J'avance tranquillement, chemise ouverte, nue pied à la main, sur cette plage ou la mer s'arrête dans un mouvement perpétuelle, recommencé...