POEMES DE STEPHANE PRUVOT

25 janvier 2012

PERE LA CHAISE

J'irai me recueillir

Au prêt de ce maronnier

Ses feuilles oranger

Aurons peut-être recouvert la tombe

Mais je la retrouverais

Parmis le nombre.

j'irai chercher de l'eau pour la nettoyer

Retrouver ses noms gravés

Ici gît...,

J'espère encore pour longtemps

Celui de mes grand parent Paternelle.

Peut-être aurais-je cet année,

Des fleurs pour la fleurir

Laissant une trace de vie,

Un message de mon passage

A cet endroit qui aussi,

Sera peut-être le mien.

 

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21 octobre 2011

ON APPLAUDIT?

La rue chante ses louanges

Il respire,

Sur un banc il médite.

Devant lui des pigeons.

Du monde passe,

Respiration,

Encore une...

Il la regarde, elle le contemple.

Les regards se croisent.

Mais aucun deux n'osent dialoguer.

Le temps reprends ses droit,

Le monde continu de tourner.

Seule sur son banc,

Est-il condamnée?

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13 octobre 2011

AVEC PASSION MON AMOUR

La plus belle est la grâce,

Lorsque tes yeux coulent sur le velour de tes lèvres.

A jamais je t'aimerais,

Amie fidèle.

Je te voie dans mes rêves.

Le bonheur s'entrouvre comme ta bouche,

Murmure des mots d'amours;

A mes oreilles...

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28 septembre 2011

CARTE DE VOEUX 2007

Nouvel an.
Cafard avec un "d".
Renonce fatidique,
Annonces refoulées.
Amour renouvelé.
Enfin bonne Année.

A nouveau, amitiées retrouvées.

 

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21 septembre 2011

LE GUETTEUR SOLITAIRE

L'homme dégarni,

S'extirpe de son siège

Il semble guetter par la fenêtre.

Paysage urbain, rien...

Il se retourne et se dirige vers la porte.

Trois pas, un bruit de voiture.

Sur la route passe une DS... passe.

Il se détourne.

Sa main se pose sur la rambarde.

Un mugissement de mobylette l'arrête.

Le bruit entre dans la pièce.

Le bolide file.

La fenêtre toujours ouverte,

Laisse passer un courant d'aire.

Il se rassoit.

Peut-être qu'il y aura...

Un gazouillement d'oiseau travers l'aire.

Puis à nouveau rien.

Le temps passe,

Il y a bien quelques piétons.

Mais ils ne font que traverser.

Les lampadaire s'éclairent, la nuit est tombée.

Pourtant il reste,

Car il a peur de quitter sa chaise,

Et de ne plus pouvoir voir le spectacle de la rue.

Perpétuelle scène de sa vie quotidienne.


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19 août 2011

FILLE DE JOIE

Niez le,

Réquiem des plus belles valseuses.

Ses corps chauds que l'on redemandent.

Non pas ces pucelles,

Mais plutôt celles qui t'envoient en laire,

De ces anges là,

Pour qui même Belzebuthe se laisserais prendre.

Ah! Les joyeuses;

Les putes.


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08 août 2011

RENDEZ VOUS

Je ne marche pas par paire.

Pourtant,

Je voudrais tant lui plaire...

Comme dans le rythme,

D'une musique,

Afollée,

La silouette d'une brune,

Me cherche.

Je l'attends

Impatient.

Elle me voit.

Je lui sourrie,

Prêt à l'union.

Comme pour tisser un filin,

Entre elle et moi...

Elle m'observe,

Ce rapproche de moi.

Et viens le barratin.

Dialogues.

Bien être.

Mais l'espace se dessère.

Le fil rompe.

Le temps presse.

Les dernières parôles,

Cassent et n'osent sortir.

Dernier mots,

Tendre baiser.

A la prochaine.


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07 août 2011

ASSASSIN

Prendre la fin pour compagne.

Une tâche de sang,

Se dessine sur le tranchant,

D'une lame fine.

Le couteau, s'aiguise,

S'effile,

Dans la chaire.

Le lit du ruisseau.

Les bulles du lombrics,

S'éparpille dans la nuit.

Raclement strident.

Les fers s'entrechoquent.

L'acier à trempé,

Il faut payer.

Déjà il rançonne

L'homme.

Puis, inversant le mouvement,

Parant le coups bas,

Il tourne les talons.

Part dans un rire strident.

Laissant croire à sa victime,

Une fuite possible.

Mais dans un éclaire.

L'homme ce tétanise.

La lame était couverte de venin.


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30 juillet 2011

SUICIDE

Sans rapport à ce visage

Assouvi, mais plein d'amertume sauvage

Qui quelques fois semble sourrire,

Sous l'ombre d'un rejet

Qui soufle et qui expire

La lune se creuse.

L'inconnu, assorti d'une mine imparfaite,

Ressemble étrangement,

Aux reflets d'un spectre lointain.

Lhomme à la redingotte est parti, seul.

La silouhette, de son chapeau haut de forme,

Sépare la lueure ronde de la nuit.

Ses pas sont vides.

Il va dans la rue,

Marchant toujours plus loin,

Serrant les poings.

Enfin la Seine coule

Sur le pont, il s'arrête,

Contemplant la nuit.

Pour chaque souffle de vie,

Il prie, qu'il n'ira pas au paradis

Et pourtant il saute, puis coule.

Maintenant son chapeau flotte,

Dans le reflet, de la pâleur ronde de la nuit.


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16 juillet 2011

PENDU!

Le noeud coulant,
Passe entre tes doigts,
Pendant qu'un regard discret,
Saisit la scène.
Dernier cri,
Qui d'un son maudit,
Eclatera,
Pendant que l'oeil,
S'éteind dans un pourpre de jadis.
Ta langue passe sur tes lèvres bleutées.
Ton corps s'agite tel une hirondelle.
Sache qu'une fois,
L'homme paraissait rire dans les aire.
Hilard, la tête basse, le tein verdatre.
Le ciel s'éclaire d'un rose pâle.
Le pantin s'afolle au bout de la corde.


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